Je suis l’homme de l’infamie,
Mieux que l’inexactitude et le profit commercial
Mais la réalité montre les mots qui se gorgent de sanglots
Je suis titubant pour m’avancer dans la civilisation des plus extrêmes tortures que la tyrannie a tellement usée.
Ils n’ont pas admis que Dieu rasé ressemblait à Rimbaud, le créateur du chaos perdu.
Moi je me suis laissé Hitlérisé, massacreur d’hommes
Infâme présent affiche la poésie même des assassins.
Car l’abandon n’est plus sous garantie.
Les hommes lisent, je m’agenouille un instant pour servir l’éphémère que je fus pour la cruauté, l’injustice et le désastre.
Monotone songe, je viens d’écrire un poème alors que j’ai donné la mort au bénéfice des non-ténèbres.
Aragon